Chirurgie réfractive : le parcours, du bilan à l’opération
La chirurgie réfractive corrige la myopie, l’astigmatisme, la presbytie et l’hypermétropie pour se libérer des lunettes et des lentilles. Six pages couvrent ce parcours : la présentation générale, le bilan qui décide de votre éligibilité, et une page par trouble à opérer.
Le chemin est toujours le même. On comprend d’abord ce que la chirurgie peut faire et ne peut pas faire, on vérifie ensuite qu’on est opérable, et on regarde enfin la technique adaptée à son trouble. L’ordre compte : aucune décision ne se prend avant le bilan préopératoire, et aucune technique ne se choisit sur catalogue.
CHIRURGIE RÉFRACTIVE
ABANDONNER SES LUNETTES EN TOUT SÉCURITÉ
Bilan pré-opératoire
Le bilan préopératoire en chirurgie réfractive est un examen ophtalmologique complet destiné à vérifier l’éligibilité d’un patient à une opération laser ou par implant.
Vivre sans lunettes
La chirurgie réfractive regroupe l’ensemble des techniques chirurgicales permettant de corriger les défauts de la vision afin de se passer de lunettes ou de lentilles.
Techniques de chirurgie réfractive
Six techniques, deux logiques : remodeler la cornée au laser, ou intervenir à l’intérieur de l’œil en ajoutant une lentille ou en remplaçant le cristallin.
Commencer par la vue d’ensemble
Deux grandes familles de techniques existent : les techniques soustractives au laser, qui remodèlent la cornée (PKR, Trans PKR, LASIK, SMILE), et les techniques additives par implants intraoculaires, qui ajoutent une lentille ou remplacent le cristallin. Elle donne aussi les repères qui rassurent le plus les patients hésitants : environ 200 000 personnes sont opérées au laser chaque année en France, ce qui place la chirurgie réfractive au deuxième rang des interventions ophtalmologiques après la chirurgie de la cataracte, pour un taux de satisfaction de l’ordre de 95 % — chiffre confirmé par une étude menée auprès de chirurgiens ophtalmologues eux-mêmes opérés. Les conditions de base y sont rappelées : être adulte, avoir une vision stabilisée depuis au moins un an, présenter une cornée d’épaisseur et de régularité suffisantes.
À lire en premier si vous découvrez le sujet : la chirurgie réfractive à La Réunion.
Vérifier votre éligibilité : le bilan préopératoire
C’est l’étape qui décide de tout, et elle se déroule en deux consultations distinctes. La première comprend l’interrogatoire, la mesure de l’acuité visuelle, l’analyse du film lacrymal et les examens paracliniques : topographie cornéenne, aberrométrie, biométrie si un implant est envisagé. La seconde apporte la réfraction sous cycloplégique, la décision, la programmation, puis la remise du devis et des fiches d’information de la Société Française d’Ophtalmologie.
Deux informations pratiques valent le détour avant de prendre rendez-vous. La topographie cornéenne est un examen obligatoire, à valeur médico-légale : c’est elle qui dépiste un kératocône infraclinique et qui oriente vers le LASIK ou vers la PKR. Et les consignes de préparation ne sont pas négociables : lentilles souples arrêtées au moins 48 heures avant, lentilles rigides au moins un mois avant, et présence d’un accompagnant au second rendez-vous, la dilatation pupillaire empêchant de conduire pendant plusieurs heures.
À lire dès que le principe de l’opération est acquis : le bilan préopératoire en chirurgie réfractive.
Puis la page correspondant à votre trouble
La myopie. Le laser vient en première intention, avec le LASIK et son capot cornéen de 110 microns découpé au laser Femtoseconde, la PKR qui travaille en surface après retrait des 50 microns d’épithélium, ou le SMILE. Si la myopie est trop forte ou la cornée trop fine, on passe à l’implant phake ; au-delà de 60 ans, à la chirurgie du cristallin clair. L’âge minimum est de 18 ans, avec une myopie stabilisée depuis 1 à 2 ans, ce qui situe l’intervention plutôt entre 20 et 25 ans en pratique. Détails et contre-indications sur la chirurgie de la myopie.
L’astigmatisme. Laser chez le patient jeune au cristallin encore clair, implant phake torique quand l’astigmatisme est trop fort ou la cornée insuffisante, implant torique fabriqué sur mesure à l’approche de la soixantaine, cette dernière option anticipant la cataracte. Une différence d’organisation à retenir : au laser, les deux yeux sont traités le même jour, alors que la pose d’implants demande deux interventions espacées d’au moins une semaine. Le détail des plages de correction est sur la chirurgie de l’astigmatisme.
La presbytie. La fenêtre du laser se situe entre 45 et 60 ans : avant 45 ans la presbytie n’est pas assez installée, après 60 ans le cristallin présente souvent déjà un début d’opacification. Deux stratégies s’opposent, la monovision par LASIK, réservée aux patients auparavant myopes, et la multifocalité par PresbyLASIK. Au-delà, on remplace le cristallin. Dans tous les cas, une phase de neuro-adaptation de plusieurs semaines est à prévoir, et la presbytie ne se stabilisant que vers 65 ans, un appoint optique léger reste possible ensuite. Les stratégies sont comparées sur la chirurgie de la presbytie.
L’hypermétropie. Le principe au laser s’inverse : il s’agit d’accentuer la courbure de la cornée pour augmenter son pouvoir réfractif. LASIK, PKR et Trans PKR sont possibles, l’implant phake prenant le relais sur les fortes hypermétropies, avec une contrainte propre à l’œil hypermétrope, qui est court : la profondeur de la chambre antérieure doit être suffisante, et elle se mesure au dixième de millimètre près. C’est aussi la page qui donne des fourchettes de prix indicatives par œil, de 1 000 à 1 500 € pour une PKR ou une Trans PKR, de 1 500 à 2 000 € pour un LASIK, de 2 000 à 3 000 € pour des implants. Tout est détaillé sur la chirurgie de l’hypermétropie.
Aller plus loin sur les techniques
Si vous cherchez à comparer les techniques entre elles plutôt qu’à partir de votre trouble, les six méthodes sont détaillées une par une dans la rubrique techniques de chirurgie réfractive. Un dernier point sur le budget : la chirurgie réfractive est considérée comme une chirurgie de confort et n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie, mais de nombreuses mutuelles prévoient un forfait par œil, et un devis détaillé vous est remis au bilan.
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