Opération de l’hypermétropie à La Réunion
L’hypermétropie est un défaut de vision qui touche environ 15% de la population. Différentes solutions chirurgicales peuvent être envisagées pour traiter l’hypermétropie.
La chirurgie de l’hypermétropie permet de se libérer du port de lunettes ou de lentilles grâce à plusieurs techniques éprouvées : chirurgie réfractive au laser (Lasik, PKR, Trans PKR) ou pose d’implants intraoculaires. Le choix de la technique dépend de l’âge du patient, de la puissance de l’hypermétropie, des caractéristiques de la cornée et du mode de vie.
Dans quel cas avoir recours à la chirurgie de l’hypermétropie ?
L’hypermétropie est un trouble visuel qui affecte principalement la vision de près : en raison d’un œil trop court ou d’un pouvoir réfractif insuffisant du couple cornée-cristallin, les rayons lumineux se focalisent en arrière de la rétine au lieu de converger exactement sur celle-ci. La vision de loin peut également être altérée dans les formes les plus marquées.
Chez les sujets jeunes, l’hypermétropie passe souvent inaperçue grâce à un effort d’accommodation permanent du cristallin, qui peut provoquer une fatigue visuelle et des maux de tête. À l’approche de la quarantaine, la perte de souplesse du cristallin liée à la presbytie démasque le défaut et entraîne une baisse de vision rapide, de près puis de loin.
La chirurgie de l’hypermétropie s’adresse aux patients qui souhaitent se passer de verres correcteurs. Elle impose au préalable un bilan ophtalmologique complet comprenant notamment une mesure de la réfraction, une topographie cornéenne, une pachymétrie et un examen du fond d’œil. Ce bilan permet de choisir la technique la plus adaptée et d’écarter les contre-indications.
Les principales contre-indications à la chirurgie réfractive de l’hypermétropie sont :
- un kératocône ou une suspicion de kératocône ;
- une cornée trop fine ou irrégulière ;
- une sécheresse oculaire sévère ;
- une réfraction non stabilisée, ce qui exclut en général les patients de moins de 18 ans ;
- une grossesse ou un allaitement en cours ;
- certaines pathologies oculaires évolutives (glaucome non contrôlé, atteintes rétiniennes).
Seul le bilan préopératoire permet de confirmer l’éligibilité du patient à l’intervention.
Comment se déroule l’opération de l’hypermétropie ?
Quelle que soit la technique retenue, l’intervention se déroule en ambulatoire sous anesthésie locale par instillation de gouttes anesthésiantes. Elle dure 30 minutes au maximum, même lorsque les deux yeux sont traités.
La chirurgie au laser : Lasik, PKR et Trans PKR
Le principe commun aux trois techniques laser est la photoablation de la cornée au laser Excimer pour en accentuer la courbure et ainsi augmenter son pouvoir réfractif. Le foyer lumineux est alors ramené sur la rétine.
Le Lasik est la technique la plus couramment pratiquée. Le chirurgien découpe un volet (capot stromal) à l’aide d’un laser Femtoseconde, le soulève pour accéder aux couches profondes du stroma, puis sculpte la cornée au laser Excimer. Le volet est ensuite repositionné. Les deux yeux peuvent être opérés le même jour.
La PKR (photokératectomie réfractive) est une technique dite de surface. Le praticien retire l’épithélium cornéen, par pelage manuel après application d’alcool, puis applique le laser Excimer directement sur les couches superficielles du stroma. Sa variante, la Trans PKR, utilise le laser Excimer pour vaporiser l’épithélium sans aucun contact mécanique avec l’œil.
Le Lasik est généralement privilégié car il offre une récupération visuelle plus rapide et des suites indolores. La PKR reste une alternative de choix lorsque la cornée est trop fine pour un Lasik ou que le patient exerce des activités présentant un risque significatif de choc oculaire.
La pose d’implants intraoculaires
Lorsque l’hypermétropie est trop forte pour être corrigée au laser, ou en présence de contre-indications strictes à la chirurgie laser, la pose d’implants constitue l’alternative. La pose bilatérale se fait en deux interventions séparées d’au moins une semaine.
La chirurgie par Implant Phake
Cette technique s’adresse principalement aux hypermétropes forts qui ne peuvent pas être opérés au laser.
Les implants Phake sont des lentilles artificielles positionnées dans la chambre postérieure de l’œil, entre l’iris et le cristallin, de façon purement additive. Aucune structure oculaire n’est retirée, ce qui rend l’intervention totalement réversible. Cet implant est composé de “collamer” , matériau toujours bien toléré et qui peut rester à demeure dans l’œil. L’œil hypermétrope étant par nature un œil court, la profondeur de la chambre antérieure doit être suffisante : elle est mesurée au dixième de millimètre près lors du bilan préopératoire.
La chirurgie du cristallin clair (PRELEX)
Le remplacement du cristallin par un implant artificiel est une autre option. Le cristallin est désagrégé aux ultrasons puis extrait, avant d’être remplacé par un implant de puissance adaptée. Cette technique, appelée Prelex lorsque le cristallin est encore clair, prend tout son sens chez les patients atteints de cataracte ou ceux qui, vers soixante ans et plus, sont proches de l’être.
Un bilan préopératoire complet est indispensable pour déterminer la technique la mieux adaptée à votre situation.
Quelles sont les suites opératoires de la chirurgie de l’hypermétropie ?
Durée de récupération visuelle selon la technique
Après un Lasik, la récupération est rapide : l’autonomie visuelle est généralement rétablie dès le lendemain de l’intervention. Les suites sont quasi indolores, avec parfois une sensation de « sable dans les yeux » pendant quelques heures. Des collyres antibiotiques, anti-inflammatoires et lubrifiants sont prescrits pendant la première semaine.
Après une PKR ou une Trans PKR, la récupération est plus progressive. Une lentille pansement est posée sur l’œil pendant trois à cinq jours, le temps que l’épithélium se reconstitue. Le patient peut ressentir une gêne, un larmoiement et une photophobie pendant cette période. La vision se stabilise en une à plusieurs semaines.
Après la pose d’un implant, la vision peut rester trouble pendant quelques heures. Des coques de protection doivent être portées et tout frottement des yeux doit être évité. Les activités sportives sont à interrompre pendant au minimum une semaine, voire un mois pour les sports exposant à des chocs.
Risques et effets secondaires
Les complications de la chirurgie de l’hypermétropie sont rares. Les effets secondaires les plus fréquents sont :
- une sécheresse oculaire transitoire, traitée par collyres lubrifiants ;
- la perception de halos nocturnes, gênante notamment pour la conduite, qui s’estompe généralement en quelques semaines ;
- une sous-correction ou sur-correction, pouvant nécessiter une retouche ultérieure ;
- une sensation de picotements ou de grain de sable les premiers jours.
Dans le cas d’une hypermétropie forte, les risques spécifiques liés à la technique choisie sont évalués avec précision lors du bilan préopératoire. Le chirurgien informe le patient de façon détaillée avant toute intervention.
Quel est le prix d’une opération de l’hypermétropie ?
La chirurgie réfractive de l’hypermétropie est considérée comme une chirurgie de confort. Elle n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Un devis détaillé est obligatoirement remis au patient avant l’intervention.
Le prix varie selon la technique utilisée. À titre indicatif, voici les fourchettes habituellement constatées en France :
| Technique | Prix indicatif (par œil) |
| PKR / Trans PKR | 1 000 à 1 500 € |
| Lasik | 1 500 à 2 000 € |
| Implants (Phake ou cristallin) | 2 000 à 3 000 € |
De nombreuses mutuelles proposent un forfait de remboursement pour la chirurgie réfractive. Il est recommandé de vérifier les conditions de sa complémentaire santé avant l’opération. En revanche, lorsque le remplacement du cristallin est réalisé dans le cadre d’une cataracte, l’intervention est prise en charge dans les conditions habituelles par l’Assurance Maladie.
N’hésitez pas à consulter un chirurgien ophtalmologiste spécialisé pour obtenir un devis personnalisé et un bilan complet de votre éligibilité.
Questions fréquentes sur la chirurgie de l’hypermétropie
L’opération de l’hypermétropie est-elle douloureuse ?
Non, l’intervention est indolore. Elle se déroule sous anesthésie locale par instillation de gouttes anesthésiantes. Les suites du Lasik sont quasi indolores, avec simplement une sensation de picotements pendant quelques heures. Celles de la PKR peuvent en revanche occasionner une gêne et un larmoiement pendant trois à cinq jours, le temps que l’épithélium se reforme.
Peut-on corriger l’hypermétropie et la presbytie en même temps ?
Oui, une correction combinée est possible. Le Presbylasik permet de traiter simultanément l’hypermétropie et la presbytie par remodelage cornéen. Chez les patients plus âgés, le remplacement du cristallin par un implant multifocal (technique Prelex) corrige les deux défauts en une seule intervention. Le choix entre ces options dépend de l’âge du patient et de la puissance de ses troubles visuels.
Quand peut-on reprendre le sport après un laser pour hypermétropie ?
La reprise dépend de la technique utilisée et du type de sport pratiqué. Après un Lasik, les activités physiques légères peuvent être reprises au bout d’une semaine. Les sports de contact ou les sports aquatiques nécessitent un délai d’un mois minimum pour éviter tout risque de choc ou d’infection. Après une PKR, ce délai est généralement plus long en raison du temps de cicatrisation de l’épithélium.
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