Techniques de chirurgie réfractive : laser ou implant

Six techniques, deux logiques : remodeler la cornée au laser, ou intervenir à l’intérieur de l’œil en ajoutant une lentille ou en remplaçant le cristallin. Ce qui départage : l’épaisseur de votre cornée, la puissance de votre défaut visuel, votre âge et l’état de votre cristallin. Voici comment se répartissent les six pages.

Le choix ne se fait pas par préférence, il se fait sur des seuils. Une cornée de moins de 500 micromètres exclut le LASIK. Une myopie au-delà de -10 dioptries sort du champ du laser. Un cristallin qui commence à s’opacifier oriente vers son remplacement. Un métier ou un sport exposant à des chocs oculaires écarte les techniques qui découpent un volet cornéen. Le bilan préopératoire tranche, et ces pages expliquent pourquoi.

CHIRURGIE RÉFRACTIVE

TOUTES LES TECHNIQUES DE CHIRURGIE RÉFRACTIVE

Opération Lasik

Technique de chirurgie réfractive au laser la plus couramment pratiquée à travers le monde

Découvrir le Lasik

Opération Trans PKR

Technique de chirurgie réalisée intégralement au laser Excimer, sans aucun contact humain avec l'œil.

Découvrir la Trans PKR

Les implants Phake

Technique de chirurgie réfractive, réversible et extrêmement précise, en particulier chez les patients non éligibles au laser.

Découvrir les implants Phake

Opération PRELEX

Technique de chirurgie réfractive qui consiste à remplacer le cristallin naturel par un implant intraoculaire.
Découvrir le PRELEX

Opération Presbylasik

Technique de chirurgie réfractive dérivée du Lasik, destinée à corriger la presbytie.

Découvrir le Presbylasik

Opération PKR

Technique de chirurgie réfractive au laser, alternative au Lasik, notamment lorsque celui-ci est contre-indiqué.

Découvrir la PKR

Les lasers de surface : PKR et Trans PKR

Ces deux techniques ne découpent aucun volet. Le laser Excimer travaille directement sur la surface du stroma, une fois l’épithélium retiré. Deux conséquences : elles restent compatibles avec les cornées fines de moins de 500 micromètres, et elles sont recommandées aux patients exposés à un risque de choc oculaire — sports de combat, forces de l’ordre, militaires — puisque la cornée n’est pas fragilisée par une découpe. Le prix à payer se lit dans les suites, plus longues et plus inconfortables qu’avec un LASIK.

 

La PKR retire l’épithélium par pelage manuel, après une brève application d’alcool. Elle traite efficacement les myopies inférieures à 8 dioptries et les astigmatismes jusqu’à 5 dioptries. Inconfort de 2 à 3 jours avec un pic entre 24 et 72 heures, lentille pansement gardée 3 à 5 jours, vision stabilisée à 4 semaines, complications graves inférieures à 1 %. Le détail est sur la technique PKR.

 

La Trans PKR fait la même chose sans jamais toucher l’œil : le laser vaporise lui-même l’épithélium avant de corriger le stroma. C’est la technique dite « no touch », intégralement réalisée au laser Excimer. Son champ est un peu plus étroit, avec des myopies jusqu’à environ 6 dioptries et des astigmatismes de 3 dioptries au maximum, mais les suites sont plus confortables qu’avec une PKR classique et la reprise du travail intervient en 3 à 5 jours. Le détail est sur la technique Trans PKR.

 

Les lasers avec volet cornéen : LASIK et PresbyLASIK

Ici, le chirurgien découpe un fin volet au laser Femtoseconde, sculpte les couches profondes du stroma au laser Excimer, puis repose le volet, qui agit comme un pansement naturel. La récupération est nettement plus rapide, mais la cornée doit dépasser 500 micromètres et la découpe induit une fragilisation biomécanique définitive.

 

Le LASIK est la technique la plus pratiquée et la plus polyvalente : myopie jusqu’à -10 dioptries, hypermétropie jusqu’à +6, astigmatisme jusqu’à 6, presbytie par monovision. L’intervention est indolore, l’autonomie visuelle revient dès le lendemain, et d’après les études disponibles, 98 % des patients opérés se passent totalement de verres correcteurs. Deux effets secondaires méritent d’être connus avant de signer : la sécheresse oculaire, chez environ un patient sur cinq, et les halos nocturnes, chez environ 15 %, l’une et l’autre le plus souvent transitoires. Le détail est sur la technique LASIK.

 

Le PresbyLASIK, c’est le même geste avec un profil d’ablation multifocal, qui crée plusieurs zones de focalisation sur chaque œil. Il s’adresse aux presbytes de 45 à 60 ans dont le cristallin est encore clair, avec des bornes plus serrées que le LASIK classique : myopie jusqu’à 6 dioptries, hypermétropie sous 4, astigmatisme jusqu’à 2,5. Taux de satisfaction de 85 à 90 %, et environ 80 % des opérés lisent ensuite sans lunettes. Un test préalable en lentilles multifocales vérifie que vous vous adapterez à la multifocalité. Le détail est sur la technique PresbyLASIK.

 

Les implants intraoculaires : implant phake et Prelex

Quand le laser est exclu, parce que la cornée est trop fine, le défaut trop fort ou le cristallin déjà vieillissant, on travaille à l’intérieur de l’œil. Deux gestes opposés : ajouter une lentille en conservant le cristallin, ou retirer le cristallin pour le remplacer. Dans les deux cas, un œil à la fois, à au moins une semaine d’intervalle.

 

L’implant phake (ICL) est une lentille souple en collamère glissée entre l’iris et le cristallin, qui reste en place à demeure. C’est la seule technique totalement réversible de la liste, et la référence pour la forte myopie : jusqu’à -20 dioptries, +10 en hypermétropie, 7 en astigmatisme. Elle s’adresse aux patients de 21 à 45 ans, avec une chambre antérieure d’au moins 2,8 millimètres. Dans environ 96 % des cas, la correction obtenue tombe à 0,5 dioptrie près de l’objectif. Le détail est sur la chirurgie par implants phakes.

 

Le Prelex remplace le cristallin encore transparent par un implant intraoculaire, selon le protocole exact de la chirurgie de la cataracte. À partir de 50 ans, il couvre la presbytie même forte, les myopies inférieures à 20 dioptries et les hypermétropies inférieures à 10. L’implant se choisit au bilan, entre monofocal, multifocal, EDOF à profondeur de champ étendue et torique. Comptez 20 à 30 minutes par œil, pour un taux de satisfaction de l’ordre de 95 %. Avantage définitif : sans cristallin naturel, aucune cataracte ne peut plus apparaître. Le détail est sur la technique Prelex.

 

Aucune de ces pages ne décide à votre place

Ces six techniques ne sont pas interchangeables, et une même correction peut relever de deux d’entre elles selon votre anatomie et votre mode de vie. La topographie cornéenne, la pachymétrie et la réfraction sous cycloplégique réalisées lors du bilan préopératoire désignent celle qui vous convient.

Prenez rendez-vous pour un bilan complet avant de vous arrêter sur une technique.

Qu'avez-vous pensé de cette page ?

Note moyenne 5 / 5. Nombre de notes : 2

Pas encore de note, notez en premier !

Nous sommes désolés de savoir que cette page vous déplaise

Aidez-nous à l'améliorer

Comment donner de la valeur à cette page selon vous ?

BESOIN D'UN RENSEIGNEMENT ?

LE DR PERRIN-TERRIN EST À VOTRE ÉCOUTE

Le Dr Aurélie PERRIN-TERRIN est à votre écoute ! Laissez-lui un message avec vos besoins, vos disponibilités ou vos questions.
Elle vous répondra rapidement, avec toute l’attention que vous méritez.

portrait dr aurelie perrin terrin chirurgien ophtalmologue specialiste chirurgie refractive cataracte lasik transpkr smile implants phakes la reunion

UNE QUESTION ?

POSEZ-LA SUR CE FORUM PUBLIC

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *